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2. S'alléger

Dernière mise à jour : 17 mars

Élaguer... Lâcher-prise... Désaliéner...




Deuxième étape dans ce cycle d’émissions à destination de toutes celles et tous ceux qui souhaitent changer, se transformer, s’améliorer, devenir enfin ce dont nous rêvons…Et pour les chrétiens en temps de Carême, voici un autre chemin de conversion…

 

 

Élaguer

 

Le palmier devant mon balcon est tombé

sous les rafales de la tempête cyclonique.

Ses branches souples n’ont pas cassé,

mais à défaut du nécessaire élagage,

leur masse était devenue trop imposante

en donnant prise au vent,

elle déséquilibrait le tronc et ses racines.

 

Et nous qu’est-ce qui dirige nos vies ?

l’accumulation ou l’élagage ?

Souvent submergés à force d’accumuler

les devoirs et les avoirs qui étouffent l’Être…

les activités, les caprices toujours insatisfaits…

les « il faut », les « je dois », les « je veux »…

et les « je ne peux pas faire autrement »…


Tous ces poids trop lourds

nous font ployer jusqu’à la rupture.

 

N’accusons pas la tempête !

Elaguons avant qu’il ne soit trop tard !


 

Lâcher prise 

 

Dans des situations difficiles,

dans des contextes tendus ou toxiques,

prendre soin de moi n'est pas facile…

Bien souvent, me reposer ne suffit pas…


Prendre du recul n'est pas toujours facile.

En difficulté professionnelle, le médecin me met à l’arrêt,

mais mon mental lui ne s’arrête pas, jusqu’à l’insomnie parfois,

il ne cesse de réactiver le climat toxique

ou mon incapacité à réagir et à me protéger…

 

Comment faire pour lâcher prise ?

Prendre soin de moi, c'est d'abord lâcher l'autre :

dans les périodes de tensions,

je risque toujours de tourner en boucle

ce que l'autre m’a fait ou la manière dont l'autre réagit…

Je le raconte sans cesse aux proches que je rencontre

croyant me libérer en répétant mes récriminations.

Mais cela risque de nourrir la tension et d'amplifier mon malaise.

Une fois que j’ai nommé les causes de la tension,

il est temps lâcher l’autre et mes récriminations contre lui

qui ne font que m’auto-intoxiquer chaque fois davantage…

Lâcher l'autre pour prendre soin de moi

c’est me centrer sur moi et sur ce que ça m'a fait…

Non plus seulement décrire et ressasser ce qui s'est passé,

mais prendre soin de ce qui réagit en moi,

de ce qui est sensible en moi,

de ce que ça fait remonter à la surface…

Peut-être ce que ça me rappelle d'autres histoires passées…

Laisser parler mon être intérieur

pour qu'il n'y ait plus besoin de récriminations ni de cauchemars   !

 

Désaliéner


Te transformer, t’alléger… ça peut être ceci :

 

Tu choisis de couper les relations toxiques,

de te tenir à l’écart des contextes opprimants…

Tu choisis des loisirs qui te conviennent.

Tu organises un espace de travail bienveillant et motivant.

Ce faisant, tu n’as plus à te battre contre l’extérieur !

Mon amie et collègue Laurence appelle cela : « se désaliéner ».

 

Tu me diras peut-être que ce n’est pas toujours possible de quitter les contextes toxiques

ou de créer toutes les conditions favorables à notre bien-être. C’est vrai !

Mais tu peux toujours prendre un arrêt de travail, prendre un moment rien que pour toi,

et renoncer à récriminer contre les autres pour te centrer sur tes besoins à toi…

 

C’est le temps favorable pour identifier et traiter ce qui est blessé en toi,

ce trouble récurrent qui ne cesse de te pourrir la vie.

Les contextes toxiques en étaient les déclencheurs,

mais la cause est en toi, comme un trouble dont tu ne sais pas encore d’où il vient.


Ne te bats pas contre ce trouble, ni contre toi-même !

Prends-en soin pour le traiter,

comme tu prends soin avec délicatesse

d’une blessure à désinfecter.

 

« Désaliéné » du toxique,

tu peux enfin dialoguer avec toi-même !

Ecoute tes intuitions, sois attentif à tes rêves,

accueille tes ressentis sans les juger et  décode-les,

note les pensées nouvelles

qui surgissent sans les avoir cherchées,

laisse résonner en toi une parole qui te touche…

Ainsi tu prends soin de toi !

 

Protège toi de celles et ceux qui te disent ce que tu devrais faire

car ils projettent sur toi ce qui ne parle que d’eux…

Si nécessaire, fais appel à celles et ceux qui ont le talent de marcher à ton pas

qui te permettent d’aller chercher ce qui vient du plus profond de toi,

Alors tes mots désinfecteront ta blessure

et ton trouble se diluera en clarté.

 

                     

Et le Carême dans tout ça ?

 

Celles et ceux qui sont chrétiens parmi vous pourraient me dire que tout ça n’a rien à voir avec la foi chrétienne… je vous invite à relire l’Évangile (Matthieu, 6, 25-31), et à lire et écouter le chant que Jo Akepsimas et Mannick en ont tiré : 

 

 

Regardez les lys des champs : Ils ne filent ni ne peinent !

Dieu les revêt de sa splendeur

 

En vain tu devances ton lever, En vain tu retardes ton coucher

En vain tu t’inquiètes pour ta vie, Puisque Dieu dans sa bonté

Veille sur celui qui dort, Veille sur son bien-aimé


Regardez l’oiseau du ciel :

sans grenier pour ses récoltes,

Dieu le nourrit de son festin !

 

Regardez l’enfant qui vient :

sans défense ni armure,

Dieu s’abandonne entre ses mains

 

Évangile selon St Matthieu 6, 25-31

 

C’est pourquoi je vous dis : Ne vous souciez pas, pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ?

 

Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils n’amassent pas dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Vous-mêmes, ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ?

 

Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ?

Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ?


Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas. Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’était pas habillé comme l’un d’entre eux.

 

Si Dieu donne un tel vêtement à l’herbe des champs, qui est là aujourd’hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ?

 

Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : “Qu’allons-nous manger ?” ou bien : “Qu’allons-nous boire ?” ou encore : “Avec quoi nous habiller ?”


S'alléger... Élaguer... Lâcher prise... Se désaliéner...



Marc THOMAS

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